NOTRE CREATION :
Les sept personnages soumis à «L’Épreuve
du Feu» font le récit d'un crime où chacun
est le "héro", l'acteur.
Chacun parle de lui-même, mais celui qui parle ne peut
dire la vérité sur lui-même.
Selon Lacan, le sens d'un discours "réside dans
celui qui écoute" et non dans celui qui l'émet.
Les personnages parlent et ne savent pas ce qu'ils disent.
Allan est le huitième personnage, celui qui interroge,
qui écoute et remet sans cesse en question la vérité
de l'aveu des sept autres. Le sens des récits réside
dans Allan, ombre et double du spectateur, qui lui aussi écoutera,
soumis à l'épreuve. La raison du passage à
l'acte criminel échappe à Allan (psy et juge),
comme elle pourra échapper au spectateur.
Si on ne trouve pas de sens, on dira que "c'est gratuit",
"violence gratuite". L'évocation d'un crime
fait mal, repousse.
L'institution judiciaire, par sa théâtralisation,
est violente. Pour un tribunal, il s'agit d'identifier le criminel
et de déterminer les circonstances et le mobile de son
acte, faire preuve de sa culpabilité, c'est-à-dire
de la responsabilité de son acte.
La maladie mentale ôte cette identité au criminel.
Il n'est pas responsable, il n'y a pas de préméditation. |
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CONCEPTION,
MISE EN SCENE :
FERNANDO PATRIARCA
JEU :
BRUNO JOURNEE
CLARISSE GOFFREDI
SANDRA SPIRY
BEATRIZ BEAUCAIRE
SOPHIE THOMANN
JEAN-YVES ANDRE
GUILLAUME THIRIET
BRUNO ZANCOLO
SCENOGRAPHIE, DECOR ET COSTUMES
:
CARO SIMLER
CREATION LUMIERES :
BATHILDE COUTURIER
PIERRE CHINALLETO
CONCEPTION MOUVEMENT :
VINCENT GEILER
MUSIQUE :
VINCENT FALLACARA
GRAPHISME AFFICHE :
SOFERIC & CARO SIMLER
CREATION :
COLMAR: CENTRE
SOCIOCULTUREL EUROPE,
25 AU 29 JANVIER 2005.
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